PROJET DÉCLIC – Développement d’un CLassificateur et de la méthode ADNe pour l’Identification des Cétacés du sud-ouest de l’océan Indien (2020-2022)


 

     

Ce projet porté par GLOBICE, avec le partenariat de l’association ARBRE, a pour vocation d’améliorer la connaissance des cétacés du sud-ouest de l’océan Indien.

Il vise à :

  • développer de nouvelles techniques de détection et d’identification des espèces de cétacés fréquentant les eaux territoriales de La Réunion et les odontocètes  (cétacés à dents) impliqués dans le phénomène de déprédation,
  • approfondir la connaissance des cétacés des espaces maritimes peu prospectés tels que les habitats océaniques et les monts sous-marins.

Le projet repose sur le développement d’outils et techniques basés sur la bioacoustique passive et la génétique.

Écoute des vocalises par hydrophone

 

 

 

 

 

Les sons émis par les cétacés ont un caractère vital, car ils interviennent dans toutes les phases comportementales (pour se déplacer, chasser, communiquer, etc.).
L’enregistrement des vocalises émises par les cétacés permet ainsi de détecter leur présence dans une zone  donnée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Echantillons ADNe

 

 

La génétique est une autre technique pouvant être utilisée pour détecter et identifier des espèces de cétacés, grâce à la méthode de  l’« ADN environnemental » (ADNe), à savoir l’ADN nucléaire ou mitochondrial (cellulaire ou extracellulaire) libéré par des organismes dans l’environnement (sous forme de fèces, poils, urine, peau, gamètes, etc.) et pouvant être extrait à partir de prélèvements d’eau et un protocole de filtration développé par l’association ARBRE dont une publication scientifique est en cours de soumission. Cette méthode non intrusive (ADNe) permet ainsi la détection d’espèces communes, discrètes, voire rares et peut être utilisée pour les inventaires et suivi de la biodiversité aquatique. Elle représente potentiellement un outil de veille environnementale pour évaluer la biodiversité des systèmes écologiques riches en espèces difficiles à déterminer ou inconnues.
L’ancien projet EPIMA porté par l’association ARBRE avait pu montrer la capacité de l’outil ADNe à détecter les mammifères marins autour de l’île et avait également montré la richesse par rapport aux observations classiques. Par exemple, le cachalot nain (Kogia sima) avait été détecté par l’ADNe au nord de l’île mais non par observation humaine à bord du bateau.